Expert du peintre Léonard FOUJITA
Sylvie Buisson
Sylvie Buisson, expert du peintre Léonard Foujita

Sylvie Buisson vit et travaille à Paris.

Expert du peintre Léonard Foujita auprès de l’Union Française des Experts depuis 1989, elle rédige le Catalogue Raisonné de cet artiste (4ème tome en cours d’élaboration) oeuvrant d’une manière générale pour la diffusion et le rayonnement de Foujita, de ses amis de l’Ecole de Paris, et des artistes japonais modernes installés à Paris au cours du XXème siècle dans le sillage de Foujita. [Pour Toshio Bando, consulter toshio-bando.fr]

Elle a été conservateur délégué au Musée du Montparnasse à Paris de 2001 à 2007 ; elle est commissaire d’expositions indépendante, invitée en France, en Europe et notamment au Japon dans sa spécialité.

1970

Historienne d’art, Sylvie Buisson consacre son diplôme de fin d’études au théâtre Nô japonais, notamment à la pièce intitulée Tsushigumo [L’Araignée] entre mythe, philosophie et esthétique japonaise.

1981

À l’occasion du livre ”Kimonos au Japon”, elle rencontre, à Shizuoka, le maître Keisuke Serizawa, trésor national vivant dans le domaine de la teinture sur tissu de kimono, une rencontre qui déclenche son désir de se consacrer à l’étude de l’artisanat et de l’art japonais et plus spécialement à la divulgation de cette culture assez mal connue en France.

1975 à 1985

Avec son mari Dominique Buisson, elle rédige de nombreux articles sur le Japon à destination de la grande presse [sujets de société et d’art], contribue à la création de circuit de découverte au Japon et explore ce pays jusqu’à ce qu’ils rencontrent à Paris l’éditeur d’art Amhed Rafif qui les incite à entamer un travail sur Foujita, le peintre japonais très français, pont jeté entre l’Orient et l’Occident, et dont aucun ouvrage n’était accessible en librairie.

1987

Après plusieurs voyages au Japon et de nombreuses rencontres à Tokyo, à Paris et dans le monde à la recherche des témoins de la vie de Foujita et de sa famille, ils publient un premier ouvrage consacré à la vie et à l’Oeuvre de Foujita aux Éditions A.C.R., à Courbevoie, répondant ainsi aux voeux de cet éditeur courageux, induisant ensemble, auteurs et éditeurs soutenus par le ministère public, une jurisprudence en matière d’abus de droit moral, la veuve de cet artiste ayant interdit de manière systématique toute publication en France des oeuvres de son mari depuis sa mort.

1989

Sylvie Buisson crée l’association Archives Artistiques et entre à l’Union Française des Experts tout en rédigeant le deuxième tome du Catalogue Raisonné consacré à l’analyse par thèmes de l’Oeuvre de Foujita qui sera oublié aux Editions A.C.R., en 2001. Ces deux premiers tomes demeurent des ouvrages de référence qui publient au total plus de 3000 oeuvres, une première biographie détaillée de l’artiste et des textes analytiques.

1999

Roger Pic, président du musée du Montparnasse, l’invite à en rejoindre le conseil d’administration en 1999 ; elle pilote alors à sa demande une 1re exposition – Les Japonais à Paris – puis une quinzaine d’autres, seule ou en collaboration, créant aussi un pôle éducatif et un fonds documentaire consacré aux avant-gardes artistiques nées à Montparnasse. Nommée conservateur délégué en 2001, elle multiplie les expositions hors-les-murs et anime un programme de master class.

2007

Le troisième tome du Catalogue Raisonné intitulé ”Foujita inédits” est co-publié par les éditions à l’Encre rougeFondation Nichido et les Archives Artistiques. C’est le 1er ouvrage biographique trilingue, français, anglais et japonais.

2008 à aujourd’hui

Depuis 2008, elle assume le commissariat d’expositions consacrées à Foujita et à ses amis du Montparnasse en France et à l’étranger, notamment au Japon, et se consacre à la fois au Catalogue Raisonné, à l’expertise des oeuvres de Foujita et à la rédaction d’ouvrages personnels (fiction et récit) dérivés de son domaine de recherche. Les nombreux témoignages qu’elle a recueillis dès 1980 auprès de la famille Fujita et Ashihara à Tokyo, de sa veuve Kimiyo, de Georges Prade et sa femme, des Taittinger, des proches de René Lalou, de Joseph Foret et sa femme, de Pierre de Tartas, de Jacqueline Auriol, de Monique Romanet, de Paul et Gilbert Pétridès et de bien d’autres encore lui permettent d’appréhender Foujita au plus près de sa vérité et de cibler à la fois ses techniques, ses usages et leurs contrefaçons.